J'aurai voulu comprendre, quel type de raisonnement déclencha cet élan de violence gratuit: mais pour des raisons évidentes, j'ai préféré m'enfuir.
Pourquoi après avoir accompli ma mission du samedi soir consistant à combler le manque de palpitations dans mes veines par de l'euphorie liquide, et le manque d'oxygène dans ma vie par des nuages de cigarettes dans mes poumons; je me suis retrouvée là, le poignet broyé sous la virulence tenace d'un autre perfusé aux jus de fruits distillés, bien décidé à me foutre ma main au paquet quite à ce que le reste du corps ne suive pas et cède sous la force du geste.
Se serait il satisfait de mes doigts morts et bleutés?
Voilà certainement un des plus grands mystères jamais élucidé.
Sommes nous vraiment capable de rire aux éclats face à quelqu'un qui nous chatouille  à regrets; avec des joues salées, brûlées, saignantes, sous le feu d'un orchestre lacrymal sordide?
Est ce qu'on gagne quand même l'endorphine si on crache son lait dans une fille pleine de rimmel dévasté car inégalement éparse sur un visage trempé; qui hurle de désespoir face à cette injustice inqualifiable qui lui est tombée dessus juste parce qu'elle s'est perfusée de jus de sucre fermentés, qu'elle portait une robe courte, et qu'elle rentrait à pieds ?
"Je croyais en l'humanité", ça sonne bien pour un tatouage de pseudo torturée qui s'accuse de tout sauf de l'irréfutable réalité d'un inutile cliché fahion-vomis qui ne sait pas gérer son narcissisme.
Je crois toujours en l'humanité; mais pas le dimanche matin.